Victor Orban

[Hongrie] La politique xénophobe de Victor Orban prend une première claque

Deux ans après que le régime d’Orban ait posé les barbelés à sa frontière avec la Croatie et la Serbie pour stopper l’arrivée des réfugié-es, les habitant-es de la Hongrie ont été invité-es dimanche dernier à s’exprimer sur les « quotas des réfugiés à accueillir dans chaque pays membres de l’UE ».  En clair, c’était un référendum pour ou contre l’accueil des réfugié-es. Malgré tous les efforts du régime, le référendum est déclaré invalide, faute des votants.

On connaissait très bien la politique que la droite hongroise menait contre les rroms allant jusqu’à légiférer des mesures clairement racistes dont une en particulier qui n’était ni plus ni moins que le « travail forcé ». Le sommet de l’Etat fermait également les yeux face à des ratonnades par des milices de l’extrême droite. Avec l’ouverture de la route des Balkans en 2014 et l’arrivée des premier-es exilé-es, le racisme et la xénophobie du régime d’Orban se sont trouvés un nouveau bouc-émissaire.

Victor OrbanLe président de la Hongrie, Victor Orban, a déclaré fin septembre 2014 que « le droit à une vie meilleure n’existe pas » et que la mission de la Hongrie est de protéger coute que coute « l’héritage chrétien  de l’Europe ». Ces propos se sont traduits dans les faits avec une politique repressive à l’égard des migrant-es. L’enfermement des réfugié-es dans les centres d’accueil qui ressemblaient plus à des camps de détention aux conditions de vie inhumaine. L’envoi de l’armée avec la « permission de tirer » sur les frontières avec la Serbie. La mise en place des barbelés sur les frontières. La poursuite des opposant-es notamment celles et ceux qui se montraient solidaire avec les migrant-es. La création des milices « anti-migrants ». Etc.

Deux ans plus tard, Victor Orban voulait aller encore plus loin avec ce référendum sur des « quotas de l’accueil pour les Etats membres de l’UE ». En clair, les habitantes et habitants de la Hongrie ont été invité-es à se prononcer pour ou contre l’accueil des réfugié-es.

Malgré une forte propagande « anti-réfugiés » qui durait depuis au moins deux mois, les forces progressistes n’ont pas chômé non plus. Les affiches tournées au ridicule, les réunions publiques, les rassemblements et les manifestations avec l’appel au boycott du référendum ont finalement payé. Même si 95% des voix étaient contre l’accueil des réfugiés, il s’agit au final de 45% de votants en tout. Large majorité a donc boycotté ce référendum le rendant de ce fait invalide.

C’est une victoire symbolique de l’opposition et des forces progressistes en Hongrie face à la politique identitaire et nationaliste de Victor Orban. C’est aussi un signe de ras-le-bol de la population face aux discours racistes et xénophobes du régime.

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