Manuel Valls s’en va. L’Etat d’urgence, lui, reste

S’il y a une information qui doit attirer notre attention dans le fait que Manuel Valls se déclare candidat à la primaire de la gauche, c’est qu’il n’est plus le premier ministre à partir de ce mardi 6 décembre 2016. Logiquement, l’Etat d’urgence devrait partir avec lui.

Ce n’en est rien. Même avant l’annonce de Valls, François Hollande avertissait qu’il préparait un décret par lequel il prolongerait cette mesure exceptionnelle, devenue permanente, jusqu’au 21 décembre. Ce jour là, c’est l’Assemblée Nationale qui devrait s’exprimer là dessus et le prolonger pour la 5ème fois jusqu’à l’élection présidentielle, au moins.

Difficile de ne pas le remarquer, on est entrée dans la deuxième année de l’Etat d’urgence. L’Etat d’urgence qui autorise l’interdiction des manifestations, la répression contre les mouvements sociaux et les militantes et militants y participant, les rafles contre les réfugiéEs, la fermeture et contrôle renforcé des frontières… Bref , tout à dis milles lieux de la lutte anti-terroriste, mais bien à l’image de celui qui, aujourd’hui, déclare vouloir « faire gagner tout ce qui nous rassemble ».

On n’a bien compris que les libertés et les droits sociaux n’en font pas partie.

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