Women’s march, une mobilisation planétaire pour l’égalité réelle

Le moins que l’on puisse dire c’est que #womensmarch (la marche des femmes) a été un succès. Dans des villes à travers les USA, des centaines de milliers, des millions de personnes, en majorité des femmes, se sont mobilisées et ont manifesté contre Trump, le sexisme et le racisme. Près de 250 000 personnes à Chicago, Denver, Los Angeles, New York entre autres, et à Washington ce sont 500 000 personnes qui ont été attendues. En tout plus de 3 500 000 personnes dans les rues pour une manifestation historique.

 

A travers le monde, plus de 800 manifestations de solidarité dans 70 pays ont également eu lieu. Ailleurs sur le continent américain, en Australie et Afrique, au Moyen-Orient comme à Erbil en Irak, partout en Europe. Dans les Balkans où les droits et libertés des femmes sont attaqués en marge des querelles nationalistes de différents gouvernements poussant la population vers la nouvelle boucherie comme celle des années 90, ce sont les femmes à Zagreb, Belgrade, Sarajevo et Priština qui ont occupée la rue contre la haine, les divisions et contre les forces réactionnaires et traditionalistes.  Plus que des simples soutiens à des manifestations étasuniennes, il s’agissait en fait d’une même manifestation monstre des femmes sur toute la planète.

 

Et partout, le même mot d’ordre: l’égalité et le respect.

 

Si cette manifestation qui a mobilisé des millions à travers le monde doit être saluée, elle ne doit pas nous faire oublier que, au-delà de cette journée exceptionnelle, c’est tous les jours que les femmes résistent contre les attaques des forces patriarcales et luttent pour leurs droits, les libertés et l’égalité. En France, cette lutte et ces revendications mériteraient bien plus que 15 minutes de discussions sans propositions concrètes sur trois débats de 2h30 de la primaire de “gauche”. Sans parler de la Droite et de Franvois Fillon qui se cache derrière sa religion et sa “foi” à chaque fois qu’il est question de prendre position concernant le droit à l’avortement, par exemple.

 

Récemment, notre camarade et lauréate du prix Rafto des droits humains 2016, Yanar Mohammed de l’Organisation pour la liberté des femmes en Irak et du Parti communiste-ouvrier d’Irak a déclaré en s’exprimant sur les atrocités de l’État Islamique et autres forces obscurantistes au Moyen-Orient : “C’est une guerre contre les femmes. Et les femmes en sont les premières victimes.” C’est un constat qui dépasse toutes les frontières. La présence de Trump à la tête des USA, d’Erdogan en Turquie, de Poutine un peu partout, de François Fillon ou Marine Lepen dans la course à la présidence de France en est un parfait exemple.

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