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[Avec position] Quelles réponses face au chômage et à la pauvreté ? ( II )

Pendant que des milliard d’euros sont distribués aux actionnaires, le chômage et la pauvreté explosent. En période électorale, chaque politicien va de son petit miracle qui changerait radicalement la donne. Les premiers programmes présentés par les candidats sont très éloignés des attentes des salarié-es, précaires et privé-es d’emploi. Même à « gauche de la gauche », on ne parle que de la « distribution plus juste des richesses ». C’est extrêmement flou. En pratique, ils mettent en avant le plafonnement des salaires des patrons, voire des dividendes. Cela légitime simplement leur simple existence.  Pourquoi est-ce que le fait qu’une personne possède des actions lui donnerait le droit de s’accaparer des fruits du travail d’autrui ?

(Partie II) Pour des vraies propositions qui correspondent aux attentes des salarié-es, précaires et privé-es d’emploi
Par Arland et Nicolas, membres d’ICO
Les réponses politiques loin d’être satisfaisantes, les « promesses électorales » encore moins
Malgré quelques ajustements sociaux très minimes, le gouvernement Valls a mené une politique antisociale ces dernières années. L’ANI, les mesures Rebsamen, La loi Macron et finalement la Loi Travail en sont de parfaits exemples. Les promesses patronales de création d’emploi, « 1 million d’emplois » selon Gattaz, n’ont pas été tenues. Au contraire, il n’y a eu que de nouveaux plans sociaux, l’augmentation du chômage et de la pauvreté.
En période électorale, chaque politicien va de son petit miracle qui changerait radicalement la donne. Les premiers programmes présentés par les candidats sont très éloignés des attentes des salarié-es, précaires et privé-es d’emploi.
Même à « gauche de la gauche », on ne parle que de la « distribution plus juste des richesses ». C’est extrêmement flou. En pratique, ils mettent en avant le plafonnement des salaires des patrons, voire des dividendes. Cela légitime simplement leur simple existence. Pourquoi est-ce que le fait qu’une personne possède des actions lui donnerait le droit de s’accaparer des fruits du travail d’autrui ?
 
Pour une réelle distribution des richesses, les salarié-es doivent avoir le contrôle dans leurs entreprises
Aucune de ces propositions ne remet en cause les rapports socio-économiques capitalistes, la propriété privée sur les moyens de production et le salariat lui-même. Puisque ça ne remet pas en cause le capitalisme, ça ne remet non plus en cause ces conséquences, les abominations citées dans la première partie ce texte. Même les mesures démagogiques parfois agitées comme l’augmentation du SMIC et des minima sociaux, ne permettent pas de faire baisser le chômage, qui reste un problème essentiel à résoudre.
On est dans une période critique où les propositions doivent correspondre aux attentes des salarié-es, précaires et privé-es d’emploi : un travail stable, ou un travail tout court pour celles et ceux qui n’en ont pas, et avoir son mot à dire au sein de l’entreprise.
Cela signifie qu’il faut en finir avec la dictature patronale et de l’actionnariat. Cela signifie qu’il faut une réelle démocratie dans les entreprises. C’est possible par la socialisation et la gestion collective et collégiale des entreprises par des personnes directement élues par les salarié-es.
L’augmentation des salaires, la distribution du surplus ou encore des nouveaux embauches etc. doivent être directement discutés, votés et mis en place par celles et ceux qui travaillent.
Aujourd’hui dans la plupart des entreprises, notamment celles de plus de 50 salarié-es, les organes paritaires pouvant devenir des instances décisionnaires existent déjà. Il faut les utiliser.
La fermeture de la bourse, l’expropriation du patronat, la socialisation des entreprises et la redistribution des richesses, pas dans les poches des actionnaires mais pour la création de nouveaux emplois, sous contrôle des salarié-es sont des propositions minimales qu’un mouvement de gauche, en rupture radicale avec le capitalisme, peut et doit défendre.

 

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