Alep Est – Assad et Poutine massacrent les résistantEs et leurs enfants

Je ne peux ressentir que le degout pour tout ce déchet (in)humain, ici à genoux devant Poutine, qui s’étale  à la gloire du boucher Al-Assad.

Les gens à Alep-Est n’ont pas défendu juste « leur » ville et « leur » révolution. Et on ne se rend pas encore compte à quel point on est tombé au même moment que Alep tombe. A quel point on a laissé, encore, la place à la vermine fascisoide, notamment rouge-brune, qui aujourd’hui jubile devant un massacre.

Les mêmes qui avancent et prennent la ville d’Alep, rue par rue, en exécutant sommairement là bas, ce sont les mêmes qui crient à la victoire, ici ce matin, souvent avec RussiaToday comme argument principal.

Je ne sais pas ce qu’on aurait pu faire pour ces gens d’Alep-Est. Sûrement bien plus que « rien ». Et là je ne pense pas à ces quelques rares individus et organisations qui ont pourtant essayé depuis 5 ans. Accompagnés du même silence, même quand ils se faisaient menacer et attaquer, comme celui qu’on a réservé à la Syrie depuis 2011.

Les coups de « Plus jamais ça! » au lendemain des hecatombes ne suffisent plus. On savait ce qu’il allait arriver. Et on sait ce qui va nous arriver aussi si l’on continue à se cacher derrière des semi-vérités et des illusions juste pour ne pas faire le choix et ne pas avoir à l’expliquer. Ne pas avoir à se battre.

« Je ne suis pas Alep ». Pas parce que je ne le veux pas. Mais parce que pour l’être il fallait avoir des tripes. Parce que pour l’être il fallait perdre aujourd’hui. Moi j’ai déjà perdu il y a quelques années en arrière où je me suis effacé devant « mais qui veux-tu soutenir entre deux fractions de bourgeoisie nationale ?! ».

Non. Il s’agissait juste des gens comme nous qui manifestaient et luttaient pour la liberté et un monde meilleur. Et morts pour ça. Des gens.

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